ComeUp, alternative à Malt ?

Par amelie · · Alternatives
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Anciennement appelé Hopwork (à ne pas confondre avec Upwork, autre plateforme de mise en relation sur Internet), Malt est une plateforme française destinée aux freelances. Le principe sur ce site Internet est que, pour faire leur choix, les clients comparent les profils des travailleurs indépendants inscrits. ComeUp est elle aussi une plateforme de mise en relation entre freelances proposant des services et clients ayant des besoins pour leurs projets. Ces deux sites ont un système similaire permettant de regrouper des offres de prestations en échange d'une commission. Inscription, développement de son profil, mise en relation entre freelance et client et paiement : tout se fait en ligne. Souvent comparées, et pourtant basées sur deux modèles bien différents, les deux sites web peuvent être complémentaires. Quelles sont leurs particularités et comment se servir des deux pour développer son offre ? ComeUp peut-elle être une alternative à Malt en France ?

Une plateforme fermée aux particuliers

Malt est une solution qui n'est ouverte qu'aux professionnels. C'est d'ailleurs une des principales différences avec ComeUp. Il est ainsi obligatoire d'avoir un statut d'indépendant ou d'entreprise pour pouvoir s'inscrire. Rédacteur, codeur, designer : sans être freelance ou avoir une société, impossible de recevoir une mission ou de répondre à un projet. Un particulier ne peut donc pas utiliser le site pour se générer un complément de revenu. Côté client, le constat est le même. Seules les entreprises peuvent rechercher le freelance parfait pour leur projet.

À l'inverse, ComeUp est ouvert aux particuliers comme aux professionnels. L'identité des freelances est systématiquement vérifiée pour pouvoir proposer des offres de services, mais la plateforme donne la même chance à tous les statuts. Et après tout, pas besoin de disposer de sa propre structure pour avoir une expertise dans un domaine. Pour s'assurer de la qualité des offres proposées sur le site, tous les services qu'on y retrouve sont relus par l'équipe de modération. Les avis des autres clients sont publics, de quoi voir le sérieux des prestataires et la qualité de service qu'ils proposent avant de faire son choix.

C'est une différence qui compte concrètement au démarrage : sur ComeUp, vous pouvez tester votre activité et valider qu'il existe une demande pour vos services avant de créer une structure juridique.

Vendre son profil ou vendre ses compétences ?

Sur Malt, le freelance vend son profil et son expérience. Ce sont les clients qui proposent des missions, plus ou moins longues, et le freelance leur soumet ensuite un tarif. Le travailleur indépendant doit donc négocier sa rémunération avec les clients de la plateforme. Il doit aussi prendre le temps d'échanger sur la mission proposée afin de comprendre si elle rentre dans son domaine d'activité et ses compétences.

À l'inverse, sur ComeUp, le freelance définit à l'avance la prestation qu'il souhaite proposer et à quel prix. Pas de surprise sur sa rémunération, ni négociation avec le client, ni malentendu. Lorsque le client commande, tous les tarifs sont affichés et tout est clair. Un véritable gain de temps autant pour les prestataires que pour les clients.

La logique de rémunération diffère donc nettement. Sur Malt, le tarif s'établit le plus souvent sur la base d'un taux journalier, que le client peut renégocier. Sur ComeUp, le freelance personnalise sa boutique en y proposant ses services, avec un prix affiché pour chaque prestation. C'est sa vitrine, et comme dans n'importe quel magasin, le client sait ce qu'il achète et à quel tarif. Il n'y a donc aucune négociation sur son travail.

Cette différence a une conséquence pratique souvent sous-estimée : un modèle au forfait affiché vous permet de facturer la valeur de la prestation plutôt que le temps passé. Si vous êtes rapide parce que vous êtes expérimenté, un tarif journalier vous pénalise mécaniquement.

Une complémentarité pour les travailleurs indépendants ?

Pourquoi en choisir une seule quand il est possible de travailler sur les deux plateformes ? En tant que freelance, il peut être intéressant d'alterner missions longues et prestations rapides. Chaque solution apporte son lot d'avantages. Les missions longues sont plus rémunératrices, mais moins certaines et plus lentes à décrocher. Les prestations rapides, elles, sont parfaites pour assurer des revenus réguliers, et permettent de continuer à travailler sur des projets plus gros en parallèle. Sur ComeUp aussi, les freelances peuvent être mis en relation avec des entreprises, et pas seulement des particuliers. Une bonne façon de concilier petits et gros projets.

D'ailleurs, beaucoup de freelances optent pour cette méthode et allient une présence sur Malt et ComeUp. Un véritable atout pour le développement de son activité. Ce sont deux manières très différentes de travailler, mais qui peuvent être complémentaires.

ComeUp demande un certain investissement au départ : il faut bien réfléchir à la déclinaison des offres qu'on propose, à ses tarifs, et rendre son profil et ses services attractifs. Le temps gagné ensuite est considérable, puisque les freelances n'ont pas besoin de prospecter pour trouver du travail, ce sont les clients qui viennent à eux. De quoi leur laisser plus de temps à consacrer à d'autres activités, ou à d'autres plateformes.

Il y a aussi une raison plus défensive de ne pas dépendre d'une seule plateforme : une suspension de compte, un changement de conditions ou une modification d'algorithme peuvent couper l'intégralité de vos revenus du jour au lendemain.

Malt versus ComeUp, ça donne quoi ?

La commission

→ Malt

Il n'y a pas de commission fixe sur cette plateforme : elle est dégressive selon votre ancienneté avec un même client, et se situe généralement entre 5 % et 10 %. Le principe récompense la fidélisation, ce qui est un vrai avantage sur les missions récurrentes. En revanche, il n'y a pas de transparence sur l'argent reversé au freelance : le client paie pour la prestation, mais ne sait pas ce que le prestataire reçoit.

→ ComeUp

Quand un freelance souscrit à une offre ComeUp Plus, le site ne prend qu'un euro de commission quel que soit le montant de la commande. Si le prestataire reste sur l'offre gratuite, elle est de 20 %. Et le client le sait, car la transaction se fait en toute transparence : il sait ce qu'il paie, pour quels frais, et ce que le prestataire reçoit.

L'écart se creuse avec le montant des commandes. Sur une prestation à 1 000 €, un freelance verse 1 € avec ComeUp Plus, contre 50 à 100 € sur Malt selon son ancienneté avec le client. À l'inverse, sur un compte ComeUp gratuit à 20 %, Malt est nettement plus avantageux. C'est bien l'abonnement qui fait la différence, et il devient rentable à partir d'environ 60 € de ventes mensuelles.

1 € de commission fixe par commande, quel que soit le montant Comparer les offres ComeUp Plus

Le délai de paiement

→ Malt

Le délai de paiement après la livraison de la commande est assez court. Le travailleur indépendant est payé 5 jours après la livraison de la prestation.

→ ComeUp

Ici, le paiement est quasi instantané. Dès que la commande est vérifiée et validée par le client, l'argent est crédité sur le portefeuille du freelance. Dès le premier euro gagné, il peut retirer son argent. Il peut aussi choisir d'en laisser tout ou partie dessus pour payer son abonnement ou commander des services.

La gestion des litiges

→ Malt

Malt dispose d'une procédure de médiation en cas de désaccord entre le freelance et le client. Les conditions précises, les délais et les éventuels frais associés figurent dans les conditions générales de la plateforme, qui évoluent régulièrement : vérifiez-les directement sur leur site avant de vous engager sur une mission importante.

→ ComeUp

En cas de litige, un médiateur de l'équipe ComeUp étudie le dossier et départage les parties. Il examine la commande, la prestation livrée et les échanges avant de décider si le client doit être remboursé ou si le freelance a correctement rempli sa mission. Chaque partie peut s'exprimer, et tous les litiges sont traités par des humains.

Le remboursement partiel est disponible sur la plateforme, et c'est ce qui change le plus dans la pratique. La plupart des litiges ne sont pas binaires : une prestation est livrée pour l'essentiel mais un élément manque, ou le rendu correspond au brief sans atteindre les attentes du client. Un système qui ne connaît que le remboursement total ou le paiement intégral force le médiateur à donner entièrement raison à l'un des deux. Pouvoir trancher au prorata permet une décision réellement proportionnée, où le freelance est payé pour ce qu'il a livré et le client remboursé de ce qu'il n'a pas reçu.

C'est précisément pour cette raison qu'il est important de rester sur la plateforme pendant toute la durée de la commande : si les échanges ont lieu ailleurs, le médiateur n'a aucun élément sur lequel se fonder, et vous perdez la protection que la plateforme vous offre.

L'accès à la plateforme

→ Malt

Réservée aux professionnels disposant d'une structure juridique, côté freelance comme côté client. C'est un gage de sérieux, et une barrière à l'entrée pour qui souhaite tester une activité.

→ ComeUp

Ouverte aux particuliers comme aux professionnels, avec vérification d'identité obligatoire dans tous les cas. Vous pouvez valider la demande pour vos services avant de créer une entreprise.

Alors, ComeUp est-elle une alternative à Malt ?

Sur le papier, les deux plateformes mettent en relation des freelances et des clients. En pratique, elles ne répondent pas au même besoin.

Malt convient aux missions longues, aux profils seniors déjà installés, et aux entreprises qui cherchent un intervenant sur plusieurs semaines. ComeUp convient aux prestations cadrées, à prix affiché, livrées rapidement, et à ceux qui veulent éviter la prospection et la négociation.

La vraie réponse, pour beaucoup de freelances, n'est donc pas de choisir mais d'utiliser les deux : les missions longues sur l'une, les prestations régulières sur l'autre. C'est aussi la façon la plus simple de ne pas dépendre d'une seule source de revenus.

FAQ

Quelle plateforme prend la commission la plus faible ?

Il faut regarder les deux côtés. Avec l'abonnement ComeUp Plus, la commission fixe de 1 € donne le coût total le plus bas du marché (environ 5,3 % sur une commande de 500 €, frais client inclus). Attention aux plateformes affichant 0 % côté freelance : elles facturent souvent 15 à 20 % au client, ce qui réduit le budget disponible pour votre prestation.

Peut-on s'inscrire sur Malt sans être auto-entrepreneur ?

Non. Malt impose d'avoir un statut d'indépendant ou une société, côté freelance comme côté client. Si vous souhaitez tester une activité avant de créer une structure, il faut passer par une plateforme ouverte aux particuliers.

Que se passe-t-il si une commande est livrée à moitié ?

Sur ComeUp, le médiateur peut prononcer un remboursement partiel plutôt que de trancher en tout ou rien. Le freelance est payé pour la part livrée, le client remboursé du reste. C'est la situation la plus fréquente en pratique, et celle que les systèmes binaires règlent le plus mal.

Faut-il s'inscrire sur plusieurs plateformes ?

Oui, surtout au démarrage, pour multiplier les opportunités et ne pas dépendre d'un seul canal. Attention toutefois à ne pas disperser vos efforts : deux profils très soignés convertissent mieux que cinq profils bâclés.

Combien de temps avant la première vente ?

Comptez généralement plusieurs semaines d'efforts réguliers. La première commande est la plus difficile à obtenir, car c'est elle qui débloque les avis et le classement qui amènent les suivantes. Inviter d'anciens clients à commander via votre profil est le moyen le plus rapide de sortir de cette impasse.

Vaut-il mieux facturer au forfait ou à la journée ?

Le forfait avantage les freelances expérimentés, puisque vous facturez la valeur du résultat plutôt que le temps passé. Le taux journalier convient mieux aux missions longues dont le périmètre évolue en cours de route. Beaucoup de freelances utilisent les deux selon le type de mission, ce qui est une raison de plus d'être présent sur les deux types de plateformes.

L'IA menace-t-elle les freelances sur ces plateformes ?

Sur les tâches très standardisées, la concurrence est réelle. En revanche, la demande reste forte dès qu'il faut du jugement, de la créativité ou une adaptation au contexte d'un client. Beaucoup de freelances utilisent d'ailleurs l'IA comme accélérateur.

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